Le Verfügbar aux Enfers

Pendant la seconde guerre mondiale, en déportation, Germaine Tillion s'est cachée dans une caisse, et écrit cette opérette dont le titre est inspiré d’Orphée aux Enfers, l’opéra-bouffe d’Offenbach, lui-même parodie d’Orphée et Eurydice de Gluck.

 

Pour dire l’horreur tout en se moquant, pour dire la misère des déportées tout en riant, Germaine Tillion a donc inventé le « verfügbar », une « nouvelle espèce zoologique » que décrit un savant naturaliste, qui est le fil rouge de l’opérette. Le texte même, chef d’oeuvre de distanciation, révèle un vrai écrivain, dans la veine des grands fabulistes.

 

 

 

Et la musique ? Tillion n’a que sa mémoire à sa disposition. Elle puise dans ses souvenirs et se rappelle, par exemple, de chansons d’avant guerre, d’une mélodie de Duparc, de la « Danse Macabre » de Saint(Saëns, d’« Au clair de la Lune », d’un air de publicité. Le tout mêle musique populaire et musique classique... Dans le texte, un astérisque renvoie au nom d’une mélodie lorsqu’un air est prévu.

 

Camille Slosse (Marguerite), Sophie Pondjiclis (Havas), Patricia Fernandez (Marmotte), Claire Delgado-Boge (Nénette), Emmanuelle Goizé (Lulu de Belleville), Béatrice Dupuy (Lulu de Colmar), Gérard Rouzier (Le Naturaliste)

 

Restitution et composition musicale: Christophe Maudot - Direction musicale: Stéphane Petitjean - Dramaturgie et adaptation du texte: Géraldine Keiflin - Mise en espace: Bérénice Collet

 

 

___________________________________________________________

Mardi 11 août 2015 à 20h30
Salle Henri Pac
Durée : 1h30

Diffusion avec l'autorisation de AXE SUD.


Je chante pour mon vallon en souhaitant que dans chaque vallon un coq en fasse autant - Edmond Rostand